Préservation de l’environnement en Côte d’Ivoire: cas de la forêt du Banco à Abidjan et de la centrale à charbon à San Pedro


Racines aériennes d’un parasolier dans la forêt du Banco ©http://baobab-gourmantche.over-blog.com

Alors que le monde entier a les regards rivés sur la Pologne précisément en Katowice, où  se tient du 03 au  14 décembre prochain,  la 24ème Conférence des parties sur les Changements Climatiques, tous les indicateurs du réchauffement climatique sont au rouge, témoignant de l’urgence à agir et la responsabilité des pays ayant ratifié l’accord de paris sur le climat.

Avance ou recul, en tout cas notre pays la Côte d’Ivoire qui a également ratifié l’accord de paris envisage céder 25 hectares de la forêt du BANCO pour le projet du train urbain dénommé « le métro d’Abidjan ».

Rappelons à juste titre que  la forêt du Banco s’étend sur une superficie de 3474 hectares selon l’OIPR, 2018. Ce parc constitue un véritable « poumon vert » pour les habitants de la belle cité Abidjanaise. En effet, l’on estime à 10 000 voire 35 000 tonnes, selon certaines sources, le volume de dioxyde de carbone ( CO2 ) absorbé quotidiennement par ce massif forestier qui rejette en contrepartie une quantité similaire d’oxygène. Quand on connait le nombre et la taille des activités anthropiques qui polluent l’air (transports, activités industrielles, etc…) cela représente pour les Abidjanais un patrimoine forestier précieux dans tous les sens du terme.

Cependant, notre beau pays ne s’arrête pas là dans ses projets. Il est également prévu en plus du train urbain, la création de deux centrales à Charbon d’une puissance de 350 mégawatts chacune à San Pedro.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’une centrale à charbon d’une capacité de 700 mégawatts produit:

  • 14700 tonnes de CO2
  • 217 tonnes de gaz acide
  • 3.5 tonnes de poussière
  • 4550 tonnes de cendre

Imaginons ensemble l’impact sur la santé des populations, des produits alimentaires et du tourisme.

C’est le lieu d’interpeller les décideurs politiques, économiques et les institutions quant aux incidences potentielles de ces deux projets de l’Etat de Côte d’ Ivoire sur l’environnement et le bien-être des populations. Par ailleurs, les organisations de la société civile ivoirienne et internationales qui travaillent sur les questions d’environnement doivent faire preuve de vigilance et monter au créneau pour dénoncer ces initiatives. Notre environnement est le seul bien que nous avons en commun et c’est le plus grand héritage que nous pouvons laisser à la future génération.

Ensemble,  agissons aujourd’hui pour ne pas avoir des regrets plus tard.

Contribution de TIMOTHEE PALE

Géographe-Environnementaliste et Président de GEOPLANET-CI


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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Justine dit :

    Si seulement on pouvait faire quelque chose à notre échelle…

    Aimé par 1 personne

    1. Malheureusement rien ne peut se faire pour une situation aussi localisée. Toutefois, les autorités en charge de cette forêt ont été contactée, et bien évidemment, l’information a été démentie. 😉 Mais comme on le dit chez nous: il n’y a pas de fumée sans feu.

      Aimé par 1 personne

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