La part de l’Afrique dans la lutte contre les changements climatiques

 

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© Plume d’Ivoire/Instagram

 L’Afrique est de loin le continent le plus vulnérable aux effets du changement climatique. Déjà en retard à tous les niveaux de développement, les enjeux environnementaux dont elle fait désormais face viennent s’ajouter à la longue liste d’efforts à fournir pour ne pas sombrer.

État des lieux

En Afrique l’on s’est longtemps accommodé à la chaleur comme une composante normale de l’environnement. La chaleur est constamment présente même dans les mois les plus humides. Contrairement aux pays septentrionaux où l’hiver par exemple fait changer les habitudes, les africains, négligents de nature ne prévoient rien pour les mois les plus chauds de l’année, encore faut-il qu’ils s’en préoccupent. Or depuis le début de cette décennie, on constate une augmentation excessive de l’intensité de la chaleur. De 2000 à aujourd’hui la terre a enregistré cinq records majeurs de pic de la température moyenne : 2005, 2010, 2014, 2015, 2016. D’après les données de la Nasa et de la NOAA, l’année 2016 a battu tous les records. Ces statistiques sèment des inquiétudes dans le camp des environnementalistes africains et l’on commence à s’intéresser aux problématiques environnementales propres à l’Afrique. Pourquoi le réchauffement global de la planète est plus alarmant en Afrique qu’ailleurs ? Plusieurs aspects pourraient être mis en avant afin de répondre à une telle affirmation dont l’aspect géographique et aussi la non maitrise de l’état de l’atmosphère sur de longue durée. Située dans la zone intertropicale, le climat du berceau de l’humanité est fonction du rayonnement solaire. Le soleil nous frappe de plein fouet et régule la pluviométrie.

L’instabilité des différents types de climat et les paramètres toujours changeants rendent difficile l’établissement d’un modèle de référence. La maitrise des différents états de l’atmosphère inhérente à toute prédisposition, est donc mise à mal par d’inévitables dérèglements.

Avant on parlait de l’environnement par les chiffres, les prévisions et les courtes campagnes de sensibilisation. Aujourd’hui les effets du changement climatique nous obligent à bouger et nous amènent à réfléchir à plusieurs problématiques en même temps, rendant ainsi difficile le choix des priorités.

L’augmentation du niveau de la mer se ressent sur nos cotes menaçant les populations riveraines, les obligeant à reculer sans cesse. Des espèces qu’on ne trouvait qu’en Afrique ont quasiment disparu et certaines sont menacées d’extinction massive parmi lesquelles, malheureusement, l’espèce humaine.

Que faire ?

Face au choc climatique, l’Afrique gagnerait à opter pour l’atténuation et surtout pour l’adaptation aux effets du changement climatique.

L’Afrique n’est en compétition avec personne, d’ailleurs il serait prétentieux d’affirmer le contraire. La compétitivité économique ne serait pas le meilleur combat à mener. Nous devons impérativement passer à un modèle économique vert car il y va de notre avenir. Ce combat ne se fera pas sans l’appui des organisations internationales parce qu’en réalité, l’Afrique n’a pas les moyens d’un tel modèle économique.

L’urgence de l’adaptation et de l’atténuation dépasse nos frontières, les plus gros pollueurs doivent aider ce continent à maintenir la vie sur terre si l’on envisage un mieux-être pour les générations à venir.

Nous avons amené le gaz carbonique atmosphérique à ses plus hauts niveaux, déséquilibré le cycle de l’azote et contribué à un réchauffement planétaire dont en définitive l’Afrique se grille progressivement sans moyen de défense. Il est donc temps pour les africains de considérer cette situation comme une opportunité pour prouver leur ingéniosité en mener des actions dans le sens de l’adaptation. Tous les secteurs de l’environnement sont pourvoyeurs d’emploi car les besoins sont nombreux : les jeunes doivent s’approprier noblement cette responsabilité et les politiques doivent significativement soutenir toutes les initiatives vertes.

Les domaines stratégiques sont par exemple ceux de l’énergie, des déchets et de la foresterie : gagner de l’argent dans ces domaines tout en préservant l’environnement, c’est possible.

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